Le nouveau livre de Leo Delafontaine

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ARKITOL, Une enclave minière russe de l’Arctique…


En 1920, le Traité concernant le Spitzberg attribuait à la norvège la souveraineté sur l’archipel arctique du svalbard aux conditions suivantes : la démilitarisation totale de la région, un système propre de taxation, le respect de l’environnement et surtout la possibilité pour tous les pays signataires d’y développer une activité durable.

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La Russie, qui n’a ratifié le traité qu’en 1935, reste actuellement le seul pays étranger à profiter de ce droit par le truchement d’une exploitation minière. Cette situation résulte de considérations exclusivement géopolitiques car les différentes mines russes de charbon dans l’archipel (Barentsburg, Pyramiden, Grumant et Colesbay) ont toujours été financièrement déficitaires. Barentsburg fut ainsi un poste d’observation avancé durant la seconde Guerre mondiale et la guerre froide en plus d’être un point d’appui militaire possible pour l’Union soviétique.
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Aujourd’hui, les intérêts russes au svalbard proviennent de l’emplacement stratégique de Barentsburg dans le cercle polaire et de sa situation idéale au milieu des nouvelles voies maritimes qui s’ouvrent peu à peu dans l’arctique. Néanmoins, la mine reste la seule justification officielle de la présence russe dans la région. Mais personne n’est dupe. Pas même les mineurs qui prennent leur mal en patience entre leur travail dans une exploitation minière insalubre, la nuit polaire et l’absence de divertissements.

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1 mai 2017

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